In Between — 2013

Cette fois-ci, Paul met en scène de manière assumée son entourage. Dans un style plus léché, les clichés empruntent aux codes de la publicité. Mais là où l’image mercantile s’arrête à la surface des choses, aux masques artificiels, les personnages nous dévoilent ici leur intimité. Ils exposent leurs doutes, jusqu’à en faire la publicité à leur tour, comme s’ils jouaient un instant avec la difficulté qu’ils ont à trouver leur place dans ce monde.

De manière logique, Paul les a choisis comme s’ils incarnaient chacun d’eux une part de ses propres doutes. Dans la pratique, il les dirige de façon volontairement erronée, les fait attendre, les met parfois dans l’inconfort et saisit le moment où l’ami et le personnage basculent tous deux dans un ailleurs lointain. Bien qu’ils ne se connaissent pas, placés les uns à côté des autres, ils se fédèrent. Ils sombrent dans un état d’inconscience qui leur est commun. L’instant de la prise de vue se substitue alors à deux autres temporalités : ce qui s’est éventuellement passé avant, et ce qui va se produire par la suite.

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